San Cipriano, coktail tropical

San Cipriano

De l’autre coté de la Cordillère Ouest et un peu avant d’atteindre le Pacifique, le village de San Cipriano est l’occasion de vivre quelques expériences inédites et originales en milieu tropical. Tout d’abord l’accès qui se fait à bord d’une brujita, moyen de transport improbable 100% artisanal, sur la voie ferrée de l’ancienne ligne de chemin de fer du Pacifique. Puis le village de San Cipriano, hors du temps, construit de bric et de broc en pleine jungle tropicale. Et enfin la descente ludique et méditative du rio Escalarete à bord d’une énorme bouée tout aussi artisanale. Autant dire que le spot vaut le détour sans compter la gentillesse des habitants et la beauté d’une nature luxuriante.


À voir, à faire

LAS BRUJITAS

On peut faire le trajet aller par Zaragoza ou par Cordoba. La section Zaragoza à San Cipriano est un peu plus longue (7kms contre 6kms) mais plus sauvage et avec 2 tunnels à franchir. La brujita est en fait une sorte de petite plateforme de bois sur roulettes, équipée vite faite de bancs et posées sur les rails. Une moto déglinguée est amarrée à la plateforme, la roue avant dessus et la roue arrière sur le rail pour générer le déplacement du tout. Astucieux, tout en récup’, artisanal dans les moindres détails mais efficace ! On est pas trop rassuré dans les premiers mètres car les roulettes claquent sur les jonctions entre les rails mais le conducteur sait ralentir quand il le faut pour éviter la sortir de route. Le reste du temps, on est plutôt au taquet y compris dans le tunnel dans le noir complet. L’itinéraire serpente en pleine forêt tropicale, dans une végétation débordante avant de rejoindre l’entrée de San Cipriano après environ 20′ d’émotion.

LE VILLAGE, LOS CHARCOS, LES CASCADES

Le village semble hors du temps. Une enfilade de maisons pour la plupart pas terminées. Toutes qausiement offre quelque chose à manger, à boire, à acheter ou à louer. La rue principale et c’est tout. En sortant par le Sud, la rue principale devient une large piste qui va longer le rio Escalarete et s’enfoncer dans la forêt tropicale. On peut marcher jusqu’à l’endroit où le rio San Cipriano se jette dans l’Escalarete. Après c’est interdit car en travaux pour l’acueducto (aqueduc). À droite, on trouve plusieurs sentiers plus ou moins larges qui rejoignent le rio aux endroits où il forme des bassins pour se baigner (charcos). L’eau est assez chaude et limpide et vue la chaleur on est vite dans l’eau. À gauche, à mi-chemin, on a le sentier qui mène aux cascades dont celle du Refugio del Amor (refuge de l’amour…). Rien d’exceptionnel mais de jolies petites cascades perdues dans la jungle avec des vasques pour se baigner. Au bout des cascades, on peut continuer sur un sentier aménagé pour faire la boucle et revenir à la piste principale sans revenir sur ses pas.

LA DESCENTE DE L’ESCALARETE

C’est l’autre activité majeure du coin. L’idéal est de faire ça le matin tôt pour profiter de la descente seul et surtout pas le dimanche après 10h car là c’est blindé. Louer une bouée (flotador) et le gilet de sauvetage (chaleco) pour 8.000 à 10.000 pesos (aujourd’hui). La bouée sur l’épaule et en tenue de bain, remonter la piste pendant environ 30′ pour rejoindre l’union des 2 rios, point le plus haut pour entrer. Après, il suffit de se laisser porter et d’ouvrir tous ses sens : végétation plongeante, bruissement de l’eau, cris d’oiseaux, papillons. La descente alterne des passages très calme où la lenteur devient méditative et des petites sections de rapides où on accepte d’être balloté entre les rochers pour par endroit finir dans un recoin d’où on se sortira avec quelques mouvements de bras. Aucune difficulté, descente très agréable. Passé le pont de fer qui correspond au Charco oscuro, il y a souvent plus de monde sur les plages de galets. Puis après 1h30 à 2h de descente, on longe les maisons du village. Sortir avant la grande construction métallique blanche (stade sportif) en rive droite pour revenir directement dans le village.

OPTION RETOUR

L’idée c’est de revenir en marchant en suivant la voie ferrée. L’intérêt est de profiter encore de l’ambiance jungle et d’avoir le temps de voir ce qu’il y a en chemin : oiseaux, papillons, plantes, petites constructions. La section de San Cipriano est légèrement plus courte mais plus « civilisée » avec pas mal d’habitation surtout sur la fin. Mais ça permet de faire une boucle sans revenir sur ses pas.


Pour explorer plus

Lire en espagnol un post du blog un poco de sur avec de belles images et une petite vidéo embarquée sur un brujita.

Voir le blog


Logistique et carte des itinéraires

Depuis le terminal de transport de Cali, prendre un mini-bus pour Buenaventura (28.000 COP à ce jour). Demander au chauffeur de s’arrêter au niveau de Zaragoza où l’on accède à l’une des 2 stations de brujitas. Au retour, depuis Cordoba, remonter sur la route principale et arrêter un mini-bus en provenance de Buenaventura pour Cali (même prix). Il est possible évidemment de faire l’inverse ou d’aller et de revenir par Zaragoza (ou Cordoba).

Le tracé retour de la boucle des Cascades est indicatif car non indiqué sur le fond de carte.


Voir en plein écran


Images de San Cipriano

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