
À l’ouest de Cali, de l’autre coté de la cordillère occidentale, la ville portuaire de Buenaventura, retranchée au fond de sa longue baie, s’ouvre sur le Pacifique. Au Sud, les montagnes verdoyantes du parc naturel des Farallones, au Nord, de longues côtes sauvages et peu accessibles. C’est notre destination du jour : la baie de Malaga, les immenses plages de sable noir au Nord de Juanchaco, le village de La Barra. L’aventure débute par la traversée en « lancha » pour longer les côtes sauvages au Nord, là où la jungle se jette abruptement sur le Pacifique du haut de falaises verticales. L’aventure se poursuit en arrivant à Juanchaco, face aux îles de Palma et de Morro Chiquito, pour partir à pied ou en moto tuktuk vers les plages plus au Nord sur une piste cimentée puis boueuse. On découvre alors progressivement l’ambiance du littoral, les grandes plages de sable noir où de petits villages ont trouvé leur place entre à la lisière de la jungle. Ici il pleut très souvent, le ciel tropical est très chargé. Les gens vivent de pas grand chose, les constructions faites de bois, de tôles et de bâches plastiques résistent au mieux au climat, souvent les pieds dans l’eau, loin de tout. La destination est prisée par les colombiens de la ville pour passer un week-end plage mais les gens ici sont abandonnés, on se rend vite compte que depuis longtemps, aucune aide ne leur ai donnée.
À voir, à faire
Les plages et la baignade sont évidemment l’activité principale du coin, encore faut-il que le temps soit au rendez-vous. Les eaux du pacifique sont agréables et même par temps couvert, on peut profiter de l’océan. Autre option : faire une grande marche en suivant les plages vers le Sud où il y a de petites falaises découvertes à marée basse et vers le Nord jusqu’à atteindre l’entrée de la mangrove. Enfin, il semble possible d’organiser avec des locaux une randonnée en pirogue dans la mangrove en remontant les cours d’eau intérieurs, ce qu’on a pas pu faire en raison d’un temps trop pourri.
D’autres choses intéressantes sont à découvrir : randonnée dans la jungle, visite en lancha du parc nature et surtout l’observation des baleines de juillet à octobre. Un retour dans le coin dans de meilleures conditions s’impose !
Pour explorer plus
Site en espagnol pour une présentation complète des activités possibles entre Juanchaco, Ladrilleros et La Barra
Carte et accès
La logistique d’accès est la suivante : prendre une lancha au débarcadère de Buenaventura (80.000 pesos aller retour à ce jour). Le temps de traversée est normalement de 45′ mais selon les conditions, ça peut aller à 1h ou 1h30 pour nous à l’aller vue la houle (ça secoue !). Une fois à Juanchaco, tout peut se faire à pied, 20 minutes pour Ladrilleros et 1h15 environ pour La Barra. Il y a aussi des moto avec carriole pour vous faire déposer plus rapidement au bout de la route (il restera de tout façon du chemin à pied dans la boue si c’est humide jusqu’à La Barra).
